(Olivia Ruiz)
Je finissais les cours assez tard, on s'était donné rendez-vous à 21h. On est allés dans un bar qu'il connaissait et on y est resté 2 heures et demi. On a parlé de tas de choses, de sujets classiques et puis aussi de choses plus intimes. On a ri, aussi. Ce qui est bien, c'est qu'on est d'accord sur pas mal de choses, et il n'y a eu aucun blanc gênant dans la conversation. D'ailleurs on va probablement se revoir. Il est assez intéressant, en tous cas assez pour éveiller ma curiosité. Il est d'origine Irlandaise, et il fume les mêmes cigarettes roulées que Jef. Il a de la conversation, et il sait écouter aussi.
Et puis, il écrit.
Bref. Il est charmant, il est sympa, mais le problème, c'est moi. Rien que moi.
Je ne ressens rien. Je sais que c'est triste d'en arriver là, mais c'est l'hiver au fond de moi. Mon âme est froide comme la banquise, je suis une anesthésiée des sentiments. Le problème, ce n'est pas qu'il ne me plait pas. Le problème, c'est qu'il aurait dû me plaire. (Vous saisissez la nuance ?).
C'est horrible ! Je suis une frigide du cœur. Je suis un mur sans porte.
H.E.L.P.
Publié par Célestétoile à 10:46:37 dans Sur le fil | Commentaires (24) | Permaliens
La petite Juliette, à la sortie de l'école :
(Visiblement, elle avait eu un cours de biologie).
Moi, en fermant son manteau : - « Oui, c'est la cage thoracique ! »Réflexion intense de Juliette...
Je n'ai pas pu m'empêcher de sourire à cette remarque aussi naïve que poétique.
Oui, le cœur, c'est comme un oiseau.
Il voudrait s'envoler mais sa cage est fermée à clef.Publié par Célestétoile à 20:49:20 dans Sur le fil | Commentaires (9) | Permaliens
...est le feu qui m'éclaire.
(Etienne de la Boétie)
Publié par Célestétoile à 13:52:09 dans Sur le fil | Commentaires (14) | Permaliens
J'ai l'immense honneur de vous annoncer qu'après 4 jours de spleen-post-vacances, je me suis enfin décidée à défaire mon sac de voyage, et à le ranger dans la penderie.
Depuis samedi, il agonisait tristement prés de mon bureau, partiellement vidé, comme un cadavre autopsié dont on aurait sorti la moitié des tripes et qu'on aurait abandonné dans la morgue. (Ne me demandez pas pourquoi j'utilise une métaphore aussi sinistre, je n'en ai pas la moindre idée).
J'ai finalement rendu les armes. Le présent glisse inexorablement sur la pente du passé, et nous n'avons pas assez de force pour le retenir. Bref. J'ai vidé mon sac.
Publié par Célestétoile à 16:53:55 dans Sur le fil | Commentaires (14) | Permaliens
Mon cher amour,
Pourtant, avant, on s'aimait.
Tu te rappelles, Morphée ? Tu te rappelles de nos nuits magiques, quand on s'endormait ensemble ? Nos corps tendrement entrelacés et nos cœurs apaisés... Maintenant, c'est plus pareil. Tu es devenu si froid, et si distant... Prends moi dans tes bras, bordel. Je te jure qu'il ne s'est rien passé avec le marchand de sable.
Offre moi un joli bouquet de pavots roses et plongeons nous dans un sommeil délicieux. Je t'en supplie, Morphée, je t'en supplie, reviens...
Ne me laisse pas.
Sauve moi de l'insomnie, sauve moi de mes nuits blanches, sauve moi du silence et de l'ennui.
Publié par Célestétoile à 03:04:09 dans Sur le fil | Commentaires (12) | Permaliens