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Hiérarchie | 02 février 2008

Aujourd'hui, une gamine de 7 ans m'a fait comprendre à quel point elle était supérieure à moi socialement parlant.

Normalement, quand je vais chercher la petite Juliette, j'ai les clefs de son apart, mais là, je les avais oubliées chez moi (je ne sais pas où j'ai la tête en ce moment)... Il a donc fallu que je la récupère a l'école, qu'on aille chez moi chercher les clefs, qu'on aille chez elle chercher ses partitions de piano, puis qu'on aille chez la fille qui lui donne ses cours de musique... (Je suis atrocement jalouse, j'ai toujours voulu faire du piano).

Le soir, alors que j'étais encore là, elle a expliqué l'anecdote à sa mère et son beau-père qui venaient de rentrer, donc « ah ah ah tout le monde rigole qu'est ce que c'est marrant d'avoir fait un million d'aller-retours en métro », et puis, en guise de conclusion, elle a lâché cette phrase :

- « Et ben tu sais quoi maman, et ben Céleste, elle vit dans une maison MINUSCULE !! » (Elle a bien appuyé sur le mot « minuscule » en prenant une voix stridente et un air hautain-horrifié).

Et là, bien sûr, gros silence gêné.

C'est sûr que comparé au palais où elle vit... Au début, quand je venais chez elle, je me perdais dans les couloirs (c'est vous dire...).

La mère semblait gênée, elle ne savait pas trop quoi dire : -« Heu, ah, mais heu... Oui, mais Céleste quand elle aura un métier, elle aura une grande maison comme nous !! »

Et là, personne n'y a cru, même pas la petite, je crois, parce que pour avoir un apart comme eux, il faudrait que je sois quelque chose comme présidente de la république. 

Publié par Célestétoile à 00:01:57 dans Sur le fil | Commentaires (10) |

Livres et spaghetti | 22 janvier 2008

En ce moment, je babyssitte beaucoup, pour panser les plaies financières de décembre. C'est un peu lassant, par moments. Surtout quand je passe une demi heure à expliquer au petit Axel, que non, on n'a pas vraiment gagné la partie quand on a gagné en trichant, et que tout ce qu'il trouve à me répondre, c'est un « Mais si ! » indigné et sans appel (de toute façon je ne vois pas pourquoi je m'obstine à philosopher sur la notion de réussite avec un gamin de 4 ans). Je fais du repassage rémunéré, aussi. Encore pire que le baby-sitting, dans la mesure où un fer à repasser, ça a encore moins de conversation qu'un enfant de 4 ans. Avec le recul, quand je me vois faire la nounou et le ménage pour les familles aisées de Paris, je me dis que je suis vraiment loin de mes ambitions, moi qui rêve (encore et malgré tout) d'intégrer le milieu littéraire. Le chemin est encore bien long, et incroyablement brumeux, si bien que j'ai parfois du mal à me rappeler de ma destination. Je pensais à ça, l'autre jour, à 1h du matin, quand on me ramenait chez moi en scooter, après une soirée de baby-sitting. Je ne sais pas pourquoi, mais je réfléchis toujours à ma vie quand je suis sur ce scooter, lancée à toute vitesse sur le goudron usé de Paris. C'est un endroit plutôt incongru pour entamer des réflexions existentielles... C'est peut-être parce que je me dis que je peux mourir à tout moment, à l'arrière de cet engin fragile qui fonce inconsciemment dans la nuit (je suis une vraie phobique des accidents de voiture).

Il y a quelques jours, je suis retournée voir les gens de la petite maison d'édition. Ca m'a fait tout drôle de revoir les couloirs, les bureaux, les maquettes des futures sorties accrochées au mur... Et puis les membres de l'équipe, bien sûr. Gad, par exemple, était égal à lui-même, c'est-à-dire délicieux, mais il est toujours avec sa Julie-de-merde (J'ai dit « Julie de merde » ? Oh, pardon, je voulais dire « Julie »). Ils m'ont donc accueillie à bras ouverts et m'ont offert les dernières publications. Parmi elles, il y avait un livre dont j'ai préparé la parution avec le directeur, au mois de Juillet. Ils ont gardé le texte de la quatrième de couverture que j'avais rédigé à l'époque. Ca m'a fait plaisir de voir une partie de mon « travail » sur le dos d'un livre. Ensuite, on est allé manger tous ensemble dans un restaurant italien du centre. Une lumière feutrée, de grands rideaux rouges, une déco des plus traditionnelles, de la vieille musique, et un patron chaleureux qui donne l'impression de chanter quand il parle. C'est simple, on se serait cru dans « La belle et le clochard ». C'était vraiment un chouette repas.

Tout comme le « goûter » (Despé, galette des rois, chocolats) spécial « copines de fac » que j'ai organisé chez moi, ou comme les délires avec mes ex collègues de chez Mister Burns. Ca va être dur de reprendre les cours.

Publié par Célestétoile à 21:18:54 dans Sur le fil | Commentaires (13) |

Soleil d'hiver | 02 janvier 2008

(Photo prise le 30 décembre, sur la terrasse d'un restau, avec une amie).
 
Ca m'a agacée de devoir quitter le Sud alors que j'ai l'impression de ne pas avoir eu le  temps de tout faire, mais en même temps, je suis contente d'être revenue (ma logique éblouissante m'impressionne un peu plus chaque jour).

Déjà, sachez que je n'ai ABSOLUMENT PAS failli rater mon train et que je n'ai ABSOLUMENT PAS failli m'intoxiquer en mangeant un sandwich au jambon qui trainait depuis deux jours dans mon sac et que j'avais oublié de mettre au frais. Et puis, durant le trajet HIHIHIHIIHIHI (=Hystérie + Bonheur + Surprise), j'ai vu de la NEIGE ! Bien sûr j'ai voulu faire une photo, mais avec le flash enclenché je n'ai réussi à immortaliser que mon reflet bêtement fasciné dans la vitre du TGV (pour l'intelligence, on repassera).

Ensuite, Noël... C'était classique, rien à dire de particulier. J'aime bien l'ambiance-cadeaux. Par contre, j'ai du mal à comprendre les millions d'heures de préparatifs et de prises de tête culinaires (de toutes façons on finit toujours par bouffer du chapon) pour un repas, certes très gastro antérite nomique, mais affreusement long. 5 heures à table, moi, j'ai toujours eu du mal. Le scénario des années précédentes s'est encore répété : Pendant la première moitié du repas, il faut écouter Oncle Connard inventer raconter ses anecdotes pourries (dans lesquelles il a évidemment toujours le beau rôle). Pendant la seconde partie du repas, il faut ENCORE écouter Oncle Connard raconter les MEMES anecdotes, sauf qu'il parle plus fort et qu'il postillonne d'avantage (puisqu'il est déjà à moitié murgé). Heureusement qu'il n'est plus assez lucide dans ces moments là pour remarquer la noirceur de mon regard. Bon, je râle, je râle, mais Noël, ça allait, il suffisait juste de faire abstraction des éléments indigestes (et là, vous l'aurez sans doute compris, je ne parle pas de bouffe).

Publié par Célestétoile à 22:01:01 dans Sur le fil | Commentaires (20) |

Neige invisible | 18 décembre 2007

Pour ceux qui ne le savent pas encore, sachez que j'ai trois obsessions dans la vie (du moins, trois obsessions avouables ici).
 

1) Les chats. Ma sœur me dit souvent que je vais finir en « vieille à chats » vous savez, le genre de mémé un peu cradingue qui vit dans un appart vieillot avec 15 chats... (Oui, elle a toujours été très sympathique, ma sœur).
 

2) Les stylos (et les articles de papeterie en général). Je suis capable de faire une crise de nerfs (pour ne pas dire d'hystérie) si je m'aperçois, un jour de partiel, que je n'ai pas mon « stylo qui roule bien » et mon papier « épais mais pas trop avec des lignes visibles mais pas trop foncées ». Sérieusement, parfois, je me fais peur.
 

3) Et, enfin, ce qui nous intéresse aujourd'hui : La neige. Allez savoir pourquoi... Ca me transcende littéralement (et je suis sûre que je ne suis pas la seule, allez, dénoncez vous, les neigeophiles !). Je n'ai pas franchement été habituée à patauger dans la poudreuse, parce qu'à Aix en Provence, voyez vous, ce n'est pas chose courante. Cela dit je me souviens d'un hiver exceptionnel, je devais avoir 4-5 ans, et on avait fait un super bonhomme de neige dans le jardin (bon, quand je dis « super », c'est parce que je reformule un peu... En fait, il était plat et moche). Je m'étais beaucoup investie dans la création de cet être féerique, et je crois que si j'avais pu passer toute la nuit à le regarder, je l'aurais fait (ouais, même que j'aurais pas eu froid avec ma super cagoule bleu marine, accessoire de mode incontournable des années 80, par pitié dites moi que je ne suis pas la seule à avoir porter ces immondices). Sauf que le lendemain, le pauvre bonhomme avait à moitié fondu, et je dirais même qu'il avait subi une profonde humiliation nocturne puisque notre chien lui avait pissé dessus, sans même lui jeter un regard de compassion. Ma sœur, devant ce spectacle pitoyable,  avait eu l'inconscience de dire qu'il était « mort », ce qui avait déclenché chez moi une haine incommensurable et qui m'avait poussée, parce que j'étais ivre de colère, à lui coller une baffe phénoménale (la pauvre s'en souvient encore).
 

Plus tard, à 11 ans, turlupinée par la potentielle existence de Dieu (merci tatie Catho de m'avoir offert la Bible pour mon anniversaire), j'avais fait, un soir, une prière d'une niaisitude absolue (« Si tu existes, fais qu'il neige demain »). Le lendemain, en ouvrant les volets, j'ai découvert un tapis blanc de pureté et de légèreté qui recouvrait les arbres et les toits de tout le quartier. Il avait neigé. Sur le coup, je suis restée franchement perplexe, et j'ai eu la stupidité de croire, pendant quelques heures, que cette nuit de neige était VRAIMENT un signe de Dieu (vous pouvez vous moquer), au point d'en parler à mes camarades de classe pour susciter leur vocation religieuse (« MAIS SI, JE TE DIS QU'IL EXISTE !! DIS LE, QU'IL EXISTE !!! »). Cependant, ma carrière de gourou a pris fin assez vite, parce que désolée de te le dire, Dieu, mais le coup de la neige, ça n'a pas suffi.

Il y a aussi eu mon séjour en classe de neige, au collège (ah, Julien, si tu me lis, sache que j'ai bavé pendant 10 jours devant ton sex appeal diabolique, la combinaison rouge, qu'est ce que ça t'allait bien...). J'avais adoré, jusqu'au moment ou j'avais dû passer une après-midi entière dans un chalet pourri à regarder des documentaires sur les conifères des Alpes, pendant que les autres skiaient joyeusement, tout ca parce que j'avais éclaté de rire quand la prof s'était étalée comme une merde dans le filet orange en voulant nous montrer un truc.
 

Bref, c'était mes seules expériences neigeuses avant d'arriver à Paris. Et quand il a neigé sur la capitale, quelques mois après mon arrivée, j'étais complètement fascinée, c'était encore plus beau qu'à la montagne, et j'ai bêtement pleuré en regardant tout ça, mais ce n'était pas des larmes de tristesse, ni des larmes de joie d'ailleurs (peut-on pleurer d'autre chose ? C'est la question du soir). Depuis, chaque hiver, je scrute le ciel avec impatience, et pour dire les choses clairement, je saoûle Déborah depuis des jours avec mes prévisions bidons: -« Tu crois qu'il va neiger ? Moi à mon avis il va neiger, les températures sont négatives ! Ils ont dit qu'il allait neiger à la météo ? Parce que là on dirait qu'il va neiger !».
 

Et évidemment, il ne neige jamais.
 

Sauf que !!! 
 

Tout à l'heure, je marchais dans la rue de Rivoli, et j'ai eu l'impression qu'un flocon venait de me tomber sur la main !! Je suis SURE que c'était un flocon, c'était plus lourd et plus dur que de la pluie, mais plus mou que de la grêle (et non, cela ne provenait pas d'un pigeon, je vous vois venir, bande de briseurs-de-rêves). Alors j'étais là, prête à crier victoire, mais il n'y avait rien d'autre dans le ciel parisien qu'un étrange voile bleu glacé, stérile de flocons, et gonflé de pollution... Frustration. (Dieu, si c'est une blague, franchement, c'est pas drôle !). 

Mais quand même...
 

Je suis sûre que c'était un flocon.

Publié par Célestétoile à 01:35:03 dans Sur le fil | Commentaires (13) |

La malade imaginaire, le vigile, le directeur et la licorne blanche (qui dit oui avec sa tête) | 11 décembre 2007

( Bon, j'ai pas trouvé de licorne qui scintille, mais celle là a une bonne tête) (Et en plus elle a des fleurs dans la crinière !! C'est quand même pas rien !!!)

Ce matin, en me réveillant, j'avais un léger mal de tête. Rien de grave, il aurait fallu que je prenne  un demi-efferalgan pour qu'il disparaisse aussitôt... Mais je me suis dit qu'il serait intelligent d'utiliser cette petite faiblesse biologique  et j'en ai profité, (maline que je suis) pour me diagnostiquer une terrible grippe qui allait bien évidemment m'empêcher de bosser pour la fac. IMPOSSIBLE, avec cette TERRIBLE douleur qui me parcourait le bulbe, de m'occuper du ménage, des mails en retard ou des lectures universitaires... Ce n'était VRAIMENT PAS raisonnable ^^. D'autant plus que mon porte monnaie en forme de chat (Non, le ridicule ne tue pas) avait l'air de vomir de l'argent tellement les billets que j'ai amoncelés (grâce aux heures de baby-sitting) dépassaient de tous les côtés. Je me suis dit que je ne pouvais pas le laisser comme ça, le pauuuuvre (à dire avec un air attendri en penchant légèrement sa tête sur le côté). Il fallait faire quelque chose, n'est ce pas ? (cherchez pas, dîtes oui).

Alors le mieux, quand on est atteint d'une forte fièvre imaginaire, et qu'on a un porte monnaie soudainement boulimique, c'est d'aller se rafraichir dehors et de passer tout l'après midi à faire les magasins, emmitouflée dans une chaude écharpe (assortie à mes gants qui sont eux-mêmes assortis à mon parapluie qui est lui-même assorti à mes chaussures - voilà ce que c'est d'être la fille d'une prof d'arts plastiques) en savourant délicieusement chaque minute de cette journée de flemmardise aigue (une phrase de 6 lignes, qui dit mieux ?!). Je suis donc entrée en communion avec Paris (à dire solennelement) et je me suis arrêtée dans toutes les boutiques qui me font si souvent envie et dans lesquelles je n'ai jamais le temps (quand j'ai l'argent) ou jamais l'argent (quand j'ai le temps) de m'attarder.

En dehors des achats de noël, je me suis acheté (luxe suprême) du thé dans une boutique spécialisée (où il n'y avait que des vieilles bourgeoises permanentées en fourrure, indice flagrant qui nous rappelle que nous nous trouvons bien dans une boutique de riches). Bref, j'ai donc choisi le thé qui s'appelle  « Moulin Rouge » (petite potion magique à base de vanille, de noisette et de cerise, je le précise pour les deux théinophiles qui passeront ici à coups sûrs). J'ai également passé trois plombes dans une parfumerie, et visiblement cette longue visite a dû paraître un peu suspecte, parce que le vigile n'arrêtait pas de me regarder comme si j'allais piquer un flacon et partir en courant. Comme je suis à la recherche d'un nouveau parfum et que je suis très difficile quand il s'agit de choisir quelque chose que je vais mettre sur moi (parfums, vêtements, maquillage, bijoux, hommes... Rooooo c'est pour la blague, ça va ! ^^), j'ai pris tous plein de petits bâtonnets blancs (d'ailleurs je ne sais jamais de quel côté on doit mettre le parfum, si quelqu'un pouvait éclairer ma lanterne) et j'ai sniffé tous les parfums qui me passaient sous la main, ce qui a eu pour effet de 1) me faire perdre à jamais mes capacités olfactives et 2) me filer un mal de crâne incroyable (J'ai cru que ma tête allait exploser - Le suicide au parfum, copyright Céleste).

(Entracte-relecture de début de post)


...


(Sourcil gauche relevé = petite contrariété)


Ah mon dieu, je m'aperçois - non sans une certaine déception teintée d'effroi - que cet article fait très blog-de-fille-superficielle, bah, que voulez vous, même les plus fortes d'entre nous succombent parfois... Pour tout vous dire, je ne vais même pas essayer de remonter le niveau. D'ailleurs, je me demande si je ne vais pas pousser le vice jusqu'au bout et mettre, pour illustrer cet article délicieusement régressif, une photo avec plein de machins qui scintillent, oui oui, les images bien ringardes avec des fées et des licornes, je suis sûre que vous voyez de quoi je veux parler ! Vous allez voir, ça va être drôle (comment ça je pousse le bouchon un peu loin ? ^^ Allez, soyez pas timides, avouez, vous adoooorez les licornes à paillettes !!!).


Bon, on verra ça tout à l'heure. Où j'en étais ? Ah, oui, le shopping. A la nuit tombée, telle Ally McBeal, j'errais encore dans les rues illuminées de la ville (oui, parce qu'Ally Mcbeal, on la voyait toujours marcher dans la rue la nuit à la fin des épisodes, même que ça m'énervait, c'était toujours les mêmes plans avec des bouches d'égouts qui crachent de la fumée, une légère brise et une musique mélancolique, de toutes façons je ne vois pas pourquoi je parle de ça, je n'aime pas le personnage d'Ally Mcbeal, c'est ma sœur qui me forçait à regarder). J'étais donc en train de papillonner joyeusement au milieu des vitrines de Noël de la rue Rambuteau et je me disais que c'est quand même beau, les illuminations de Noël (même si gnagnagna c'est commercial et cher et inutile). J'étais donc dans mes pensées quand je suis tombée sur le directeur de la maison d'édition dans laquelle j'ai fait mon stage cet été. Lui, il sortait d'un Bar-tabac (toujours en quête de ses fameuses Craven A...) et il a eu l'air ravi de me trouver là (même s'il a dû être quelque peu choqué par l'horrible mélange de parfums qui devait émaner de moi, sachant que j'avais mis tous les petits bâtonnets blancs dans mes poches pour les ressentir plus tard, quand j'aurais retrouver l'usage de mon nez). Mais comme Monsieur-le-directeur-gentil est une personne polie et bien élevée, il n'a pas osé évoquer ma fantastique et imminente transformation en putoise (le féminin de putois, si, si). On a papoté une bonne vingtaine de minutes ensemble, il m'a demandé ce que je devenais, et il m'a quasiment proposé un job (bon, allez, avoue Monsieur le directeur, comment tu fais pour cacher tes ailes sous ton costard gris qui sent bon l'adoucissant ? Allez, dis le que t'es un ange descendu du ciel pour éclairer de ta lueur divine mon maigre chemin de petite humaine insignifiante, dis le, dis le !!!). Il m'a aussi parlé de l'éventualité d'organiser un dîner avec toute l'équipe de la petite maison d'édition avant Noël. C'est avec un grand sourire et une paire de bises chaleureuses que j'ai quitté mon vieil ange fumeur de Craven A, avant de rentrer chez moi, le cœur léger comme un ballon qu'on attacherait à un fil et qu'on lâcherait pour qu'il monte très très haut.

Donc en revenant chez moi, et pendant que Dinah s'enroulait dans mes jambes en faisant ses bruits de gorge bizarres (j'ai le seul chat au monde qui ne sait pas ronronner correctement), je me suis préparé égoïstement mon petit thé tout neuf et je l'ai  savouré lentement.
 

Et ce fut, ma foi, une trés bonne journée.

Et voilà comment écrire un article gigantesque et parfaitement inutile, juste pour le plaisir d'écrire de longues phrases pleines de conneries et de parenthèses, mais avouez que ça change de mes éternelles jérémiades existentielles, et puis bon, c'était ça ou un truc sur les partiels, alors estimez vous heureux d'avoir échappé à l'horrible plainte de l'étudiante en détresse.

Bon, faudrait quand même trouver une conclusion, on en voit plus la fin de ce post...

Je vais finir en vous rapportant la question (hautement philosophique) que  Déborah m'a posé au téléphone tout à l'heure (je précise qu'elle m'a appelée exprès pour me poser cette question, c'est vous dire si mes amis sont sains d'esprit) :

 -« Dis, ça existait vraiment les ceintures de chasteté, ou c'est une légende ? » 
 

Publié par Célestétoile à 22:36:00 dans Sur le fil | Commentaires (29) |

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