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Pas de surprises | 06 septembre 2006


(Radiohead)


No surprises 


A heart that's full up like a landfill
A job that slowly kills you
Bruises that won't heal

You look so tired and unhappy
Bring down the government
They don't, they don't speak for us
I'll take a quiet life

A handshake of carbon monoxide

No alarms and no surprises
No alarms and no surprises
No alarms and no surprises

Silent, silent

This is my final fit, my final bellyache with
No alarms and no surprises
No alarms and no surprises
No alarms and no surprises please
Such a pretty house, such a pretty garden

No alarms and no surprises (let me out of here)
No alarms and no surprises (let me out of here)
No alarms and no surprises please (let me out of here)...

Publié par Célestétoile à 12:23:07 dans Miroirs | Commentaires (4) |

Le loup et le chien | 18 août 2006

(Fable de Jean de La Fontaine)

 

Un loup n'avait que les os et la peau,
Tant les chiens faisaient bonne garde.
Ce loup rencontre un dogue aussi puissant que beau,
Gras, poli, qui s'était fourvoyé par mégarde.
L'attaquer, le mettre en quartiers,
Sir loup l'eût fait volontiers ;
Mais il fallait livrer bataille,
Et le mâtin était de taille
A se défendre hardiment.

Le loup donc l'aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son embonpoint, qu'il admire.
"Il ne tiendra qu'à vous beau sire,
D'être aussi gras que moi, lui repartit le chien.
Quittez les bois, vous ferez bien :
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, hères, et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi ? Rien d'assuré ; point de franche lippée ;
Tout à la pointe de l'épée.
Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin."

Le loup reprit : " Que me faudra-t-il faire ?
- Presque rien, dit le chien : donner la chasse aux gens
Portants bâtons, et mendiants ;
Flatter ceux du logis, à son maître complaire :
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons,
Os de poulets, os de pigeons,
Sans parler de mainte caresse. "


Le loup déjà se forge une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant, il vit le col du chien pelé.
"Qu'est-ce là ? lui dit-il. - Rien. - Quoi ? Rien ? - Peu de chose.
- Mais encor ? - Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
- Attaché ? dit le loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? - Pas toujours ; mais qu'importe ?
Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor."
Cela dit, maître loup s'enfuit, et court encore.

 

Publié par Célestétoile à 01:06:51 dans Miroirs | Commentaires (7) |

I can touch the sky | 31 juillet 2006

(Saez)


Perfect World  

One again I feel


The hole growing inside
I'm still running
Running through the grass
One again I dream
I can touch the sky
I keep on running
I keep on running



To the perfect world
Under beautiful skies
In a perfect world
Never will we die
Some days
you just wanna pass away
Some days
You just feel like it's a perfect day
Some days
You just wanna pass away
Some days
You just feel like in your beautiful day


In the perfect world
Under beautiful skies
In a perfect world
Never will we die
Some days
you just wanna pass away
Some days
You just feel like it's a perfect day
Some days
You just wanna pas away
Some days
You just feel like in your beautiful days
In a perfect world...

Publié par Célestétoile à 21:14:48 dans Miroirs | Commentaires (0) |

La plume | 23 juillet 2006

(Louise Attaque) 
 
Je te donne la plume pour que tu dessines
la plus belle ville que t'aies connue
le plus bel hymne que t'aies voulu
je te donne la plume
moi j'en veux plus

Je te donne la plume pour savoir vivre
parler, écrire et danser
pour rester ivre, bien éveillé
je te donne la plume et mes conneries,
garde-les

Je te donne la plume pour que t'inscrives
perpétuellement la vie à construire
ce mouvement si dur
je te donne la plume
moi j'en veux plus
voilà une heure
que je t'attends
voilà mon cœur, prudence en sortant
compter les heures
depuis longtemps
est revenu mon cœur
déposé en sortant.


Publié par Célestétoile à 03:20:05 dans Miroirs | Commentaires (0) |

Tourner la page | 16 juillet 2006


(Poème de Alphonse de Lamartine)


Le livre de la vie est un livre suprême
Qu'on ne peut ni fermer, ni rouvrir à son choix;
Le passage attachant ne s'y lit pas deux fois,
Mais le feuillet fatal se tourne de lui-même;
On voudrait revenir à la page où l'on aime,
Et la page où l'on meurt est déjà sous nos doigts.



Publié par Célestétoile à 15:51:14 dans Miroirs | Commentaires (1) |

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