(Deportivo)
Publié par Célestétoile à 11:38:20 dans Miroirs | Commentaires (4) | Permaliens
(Poème de Charles Baudelaire)
Nous aurons des lits pleins d'odeurs légères,
Des divans profonds comme des tombeaux,
Et d'étranges fleurs sur des étagères,
Ecloses pour nous sous des cieux plus beaux.
Usant à l'envie leurs chaleurs dernières,
Nos deux coeurs seront deux vastes flambeaux,
Qui réfléchiront leurs doubles lumières
Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux.
Un soir fait de rose et de bleu mystique,
Nous échangerons un éclair unique,
Comme un long sanglot, tout chargé d'adieux ;
Et plus tard un Ange, entr'ouvrant les portes,
Viendra ranimer, fidèle et joyeux,
Les miroirs ternis et les flammes mortes.
Publié par Célestétoile à 11:23:58 dans Miroirs | Commentaires (4) | Permaliens
(Placebo)

If I could tear you from the ceiling
And guarantee source divine
Rid you of possessions fleeting
Remain your funny valentine
Don't go and leave me
And please don't drive me blind
Don't go and leave me
And please don't drive me blind
If I could tear you from the ceiling
I know the best have tried
I'd fill your every breath with meaning
And find the place we both could hide
Don't go and leave me
And please don't drive me blind
Don't go and leave me
And please don't drive me blind
You don't believe me
But you do this every time
Please don't drive me blind
Please don't drive me blind
I know we're broken
I know we're broken
I know we're broken
If I could tear you from the ceiling
I'd freeze us both in time
And find a brand new way of seeing
Your eyes forever glued to mine.
Don't go and leave me
And please don't drive me blind
Don't go and leave me
And please don't drive me blind
Please don't drive me blind...
Publié par Célestétoile à 18:23:11 dans Miroirs | Commentaires (7) | Permaliens
(Da Silva)
L'indécision
Oh mon amour, je n'ai aucun regret de partir
Non mais vraiment je n'ai pas eu le coeur à m'étendre
sur de jolies choses passées en ta compagnie
sur de jolies choses passées, usées pour la vie
On n'a pas su recolorier le fond de l'écran
notre histoire pauvre en couleur
assombrie dans le gris, assombrit mon coeur
ne bat plus la cadence
... des jours heureux passés en ta présence
Oh mon amour, le temps ne suspend plus son vol
Attéré, attéri, abattu en plein vol
non mais dis moi vraiment à quoi on ressemble
Après toutes ces années à vivre ensemble...
Oh mon amour, je n'ai pas le courage de partir
Non mais vraiment je n'ai pas le coeur à entreprendre
de jolies choses et seul, sans ta compagnie
de jolies choses passées, se cogner à ma vie
Je n'ai pas su effacer le fond de l'écran
notre histoire pauvre en couleur
semble indélébile
Assailli mon coeur ne bat plus la cadence
... des jours heureux passés en ta présence
Oh mon amour, le temps ne suspend plus son vol
Atterré, atterri, abattu en plein vol
non mais dis moi vraiment à quoi on ressemble
Après toutes ces années à vivre ensemble...
Publié par Célestétoile à 15:27:43 dans Miroirs | Commentaires (5) | Permaliens
(Poème de Alfred de Vigny)
La maison du berger
Si ton coeur, gémissant du poids de notre vie,
Se traîne et se débat comme un aigle blessé,
Portant comme le mien, sur son aile asservie,
Tout un monde fatal, écrasant et glacé ;
S'il ne bat qu'en saignant par sa plaie immortelle,
S'il ne voit plus l'amour, son étoile fidèle,
Eclairer pour lui seul l'horizon effacé ;
Si ton âme enchaînée, ainsi que l'est mon âme,
Lasse de son boulet et de son pain amer,
Sur sa galère en deuil laisse tomber la rame,
Penche sa tête pâle et pleure sur la mer,
Et, cherchant dans les flots une route inconnue,
Y voit, en frissonnant, sur son épaule nue
La lettre sociale écrite avec le fer ;
Si ton corps frémissant des passions secrètes,
S'indigne des regards, timide et palpitant ;
S'il cherche à sa beauté de profondes retraites
Pour la mieux dérober au profane insultant ;
Si ta lèvre se sèche au poison des mensonges,
Si ton beau front rougit de passer dans les songes
D'un impur inconnu qui te voit et t'entend,
Pars courageusement, laisse toutes les villes ;
Ne ternis plus tes pieds aux poudres du chemin
Du haut de nos pensées vois les cités serviles
Comme les rocs fatals de l'esclavage humain.
Les grands bois et les champs sont de vastes asiles,
Libres comme la mer autour des sombres îles.
Marche à travers les champs une fleur à la main.
Publié par Célestétoile à 12:47:38 dans Miroirs | Commentaires (4) | Permaliens