(Louise Attaque)
Je te donne la plume pour que tu dessines
la plus belle ville que t'aies connue
le plus bel hymne que t'aies voulu
je te donne la plume
moi j'en veux plus
Je te donne la plume pour que t'inscrives
perpétuellement la vie à construire
ce mouvement si dur
je te donne la plume
moi j'en veux plus
voilà une heure
que je t'attends
voilà mon cœur, prudence en sortant
compter les heures
depuis longtemps
est revenu mon cœur
déposé en sortant.
Publié par Célestétoile à 03:20:05 dans Miroirs | Commentaires (0) | Permaliens
Je n'aime pas les tas de muscles, je n'aime pas les cheveux pleins de laque, je n'aime pas les corps cramés aux UV, je n'aime pas les garçons qui regardent les magasines pour savoir comment s'habiller. Je n'aime pas ces physiques si communs et si normaux qu'on voit sur les affiches dans le métro. Je n'aime pas le mec de la pub pour Meetic, qui me saute au visage quand je suis sur internet, avec son immonde petit sourire rassurant et son pull sur les épaules. Je n'aime pas les tentateurs de l'île, je n'aime pas les apollons des podiums.
Des garçons charmants, jolis, mignons, craquants, élégants, j'en ai vu des tonnes.
Mais un homme beau, je n'en vois qu'un. Un seul. Et c'est peu vu le nombre de personnes ayant déjà traversé mon champ de vision.
Je parle de cette beauté que vous prenez comme une gifle en pleine face, comme une apparition qui vous électrise, et qui vous paralyse.
Mais comme disait Oscar, « la beauté est dans l'œil de celui qui regarde ».
Quelque part entre la rétine et le cœur.
Publié par Célestétoile à 00:30:37 dans Sur le fil | Commentaires (7) | Permaliens
(Poème de Alphonse de Lamartine)
Le livre de la vie est un livre suprême
Qu'on ne peut ni fermer, ni rouvrir à son choix;
Le passage attachant ne s'y lit pas deux fois,
Mais le feuillet fatal se tourne de lui-même;
On voudrait revenir à la page où l'on aime,
Et la page où l'on meurt est déjà sous nos doigts.
Publié par Célestétoile à 15:51:14 dans Miroirs | Commentaires (1) | Permaliens
A ton étoile
(Noir Désir)Publié par Célestétoile à 01:15:27 dans Miroirs | Commentaires (2) | Permaliens
Et quand l'écran blanc s'est animé, j'ai oublié la pluie, les loosers, et même la solitude. Le film est définitivement noir, sale, mais d'une beauté rare. Il a ce côté un peu malsain qui vous colle a la peau, et qui reste accroché sur vous comme une sangsue, même quand vous êtes sortis de la salle de ciné et que la lumière de la rue vous fait mal aux yeux. Je ne suis pas fan des films de gangsters, et je n'étais pas née dans les années 70. Généralement, les bourrins qui ont besoin de tenir un révolver entre leurs mains pour se sentir virils, ça me fait doucement sourire. Autant dire que je n'étais pas la cible idéale pour plonger dans l'univers du film. Et pourtant, ce film m'a bouleversée, m'a inquiétée, et surtout, m'a fascinée. Peut-être parce que tout y est extrême, et absolu. Pur. L'amour, la mort, la trahison, la fatalité, la beauté. J'ai mis plusieurs jours à m'en remettre, et ça ne m'était pas arrivé depuis longtemps d'être prise en otage par une œuvre cinématographique aussi intense. Tout y est très violent. Et il s'agit surtout de violence mentale. Aujourd'hui, je ne sais toujours pas si ce film m'a plu ou pas. Si je l'ai profondément aimé ou bien s'il m'a dérangée. Sûrement un peu des deux. J'ai été séduite par son poison, touchée par sa force toxique qui a parasité mon esprit pendant longtemps. Ca me fait penser à ces gens qu'on déteste mais qu'on ne peut pas s'empêcher de regarder. Qu'on a envie d'attirer même si on les trouve repoussants. J'aime quand le cinéma me met une gifle. Ca réveille mes neurones. Ca change de tous ces programmes de télévision qui caresse les esprits dans l'espoir de les endormir.
Publié par Célestétoile à 00:19:41 dans Sur le fil | Commentaires (5) | Permaliens