Pour ceux qui ne le savent pas encore, sachez que j'ai trois obsessions dans la vie (du moins, trois obsessions avouables ici).
1) Les chats. Ma sœur me dit souvent que je vais finir en « vieille à chats » vous savez, le genre de mémé un peu cradingue qui vit dans un appart vieillot avec 15 chats... (Oui, elle a toujours été très sympathique, ma sœur).
2) Les stylos (et les articles de papeterie en général). Je suis capable de faire une crise de nerfs (pour ne pas dire d'hystérie) si je m'aperçois, un jour de partiel, que je n'ai pas mon « stylo qui roule bien » et mon papier « épais mais pas trop avec des lignes visibles mais pas trop foncées ». Sérieusement, parfois, je me fais peur.
3) Et, enfin, ce qui nous intéresse aujourd'hui : La neige. Allez savoir pourquoi... Ca me transcende littéralement (et je suis sûre que je ne suis pas la seule, allez, dénoncez vous, les neigeophiles !). Je n'ai pas franchement été habituée à patauger dans la poudreuse, parce qu'à Aix en Provence, voyez vous, ce n'est pas chose courante. Cela dit je me souviens d'un hiver exceptionnel, je devais avoir 4-5 ans, et on avait fait un super bonhomme de neige dans le jardin (bon, quand je dis « super », c'est parce que je reformule un peu... En fait, il était plat et moche). Je m'étais beaucoup investie dans la création de cet être féerique, et je crois que si j'avais pu passer toute la nuit à le regarder, je l'aurais fait (ouais, même que j'aurais pas eu froid avec ma super cagoule bleu marine, accessoire de mode incontournable des années 80, par pitié dites moi que je ne suis pas la seule à avoir porter ces immondices). Sauf que le lendemain, le pauvre bonhomme avait à moitié fondu, et je dirais même qu'il avait subi une profonde humiliation nocturne puisque notre chien lui avait pissé dessus, sans même lui jeter un regard de compassion. Ma sœur, devant ce spectacle pitoyable, avait eu l'inconscience de dire qu'il était « mort », ce qui avait déclenché chez moi une haine incommensurable et qui m'avait poussée, parce que j'étais ivre de colère, à lui coller une baffe phénoménale (la pauvre s'en souvient encore).
Plus tard, à 11 ans, turlupinée par la potentielle existence de Dieu (merci tatie Catho de m'avoir offert la Bible pour mon anniversaire), j'avais fait, un soir, une prière d'une niaisitude absolue (« Si tu existes, fais qu'il neige demain »). Le lendemain, en ouvrant les volets, j'ai découvert un tapis blanc de pureté et de légèreté qui recouvrait les arbres et les toits de tout le quartier. Il avait neigé. Sur le coup, je suis restée franchement perplexe, et j'ai eu la stupidité de croire, pendant quelques heures, que cette nuit de neige était VRAIMENT un signe de Dieu (vous pouvez vous moquer), au point d'en parler à mes camarades de classe pour susciter leur vocation religieuse (« MAIS SI, JE TE DIS QU'IL EXISTE !! DIS LE, QU'IL EXISTE !!! »). Cependant, ma carrière de gourou a pris fin assez vite, parce que désolée de te le dire, Dieu, mais le coup de la neige, ça n'a pas suffi.
Il y a aussi eu mon séjour en classe de neige, au collège (ah, Julien, si tu me lis, sache que j'ai bavé pendant 10 jours devant ton sex appeal diabolique, la combinaison rouge, qu'est ce que ça t'allait bien...). J'avais adoré, jusqu'au moment ou j'avais dû passer une après-midi entière dans un chalet pourri à regarder des documentaires sur les conifères des Alpes, pendant que les autres skiaient joyeusement, tout ca parce que j'avais éclaté de rire quand la prof s'était étalée comme une merde dans le filet orange en voulant nous montrer un truc.
Bref, c'était mes seules expériences neigeuses avant d'arriver à Paris. Et quand il a neigé sur la capitale, quelques mois après mon arrivée, j'étais complètement fascinée, c'était encore plus beau qu'à la montagne, et j'ai bêtement pleuré en regardant tout ça, mais ce n'était pas des larmes de tristesse, ni des larmes de joie d'ailleurs (peut-on pleurer d'autre chose ? C'est la question du soir). Depuis, chaque hiver, je scrute le ciel avec impatience, et pour dire les choses clairement, je saoûle Déborah depuis des jours avec mes prévisions bidons: -« Tu crois qu'il va neiger ? Moi à mon avis il va neiger, les températures sont négatives ! Ils ont dit qu'il allait neiger à la météo ? Parce que là on dirait qu'il va neiger !».
Et évidemment, il ne neige jamais.
Sauf que !!!
Tout à l'heure, je marchais dans la rue de Rivoli, et j'ai eu l'impression qu'un flocon venait de me tomber sur la main !! Je suis SURE que c'était un flocon, c'était plus lourd et plus dur que de la pluie, mais plus mou que de la grêle (et non, cela ne provenait pas d'un pigeon, je vous vois venir, bande de briseurs-de-rêves). Alors j'étais là, prête à crier victoire, mais il n'y avait rien d'autre dans le ciel parisien qu'un étrange voile bleu glacé, stérile de flocons, et gonflé de pollution... Frustration. (Dieu, si c'est une blague, franchement, c'est pas drôle !).
Mais quand même...
Je suis sûre que c'était un flocon.
Publié par Célestétoile à 01:35:03 dans Sur le fil | Commentaires (13) | Permaliens
( Bon, j'ai pas trouvé de licorne qui scintille, mais celle là a une bonne tête) (Et en plus elle a des fleurs dans la crinière !! C'est quand même pas rien !!!)
Ce matin, en me réveillant, j'avais un léger mal de tête. Rien de grave, il aurait fallu que je prenne un demi-efferalgan pour qu'il disparaisse aussitôt... Mais je me suis dit qu'il serait intelligent d'utiliser cette petite faiblesse biologique et j'en ai profité, (maline que je suis) pour me diagnostiquer une terrible grippe qui allait bien évidemment m'empêcher de bosser pour la fac. IMPOSSIBLE, avec cette TERRIBLE douleur qui me parcourait le bulbe, de m'occuper du ménage, des mails en retard ou des lectures universitaires... Ce n'était VRAIMENT PAS raisonnable ^^. D'autant plus que mon porte monnaie en forme de chat (Non, le ridicule ne tue pas) avait l'air de vomir de l'argent tellement les billets que j'ai amoncelés (grâce aux heures de baby-sitting) dépassaient de tous les côtés. Je me suis dit que je ne pouvais pas le laisser comme ça, le pauuuuvre (à dire avec un air attendri en penchant légèrement sa tête sur le côté). Il fallait faire quelque chose, n'est ce pas ? (cherchez pas, dîtes oui).
Alors le mieux, quand on est atteint d'une forte fièvre imaginaire, et qu'on a un porte monnaie soudainement boulimique, c'est d'aller se rafraichir dehors et de passer tout l'après midi à faire les magasins, emmitouflée dans une chaude écharpe (assortie à mes gants qui sont eux-mêmes assortis à mon parapluie qui est lui-même assorti à mes chaussures - voilà ce que c'est d'être la fille d'une prof d'arts plastiques) en savourant délicieusement chaque minute de cette journée de flemmardise aigue (une phrase de 6 lignes, qui dit mieux ?!). Je suis donc entrée en communion avec Paris (à dire solennelement) et je me suis arrêtée dans toutes les boutiques qui me font si souvent envie et dans lesquelles je n'ai jamais le temps (quand j'ai l'argent) ou jamais l'argent (quand j'ai le temps) de m'attarder.
En dehors des achats de noël, je me suis acheté (luxe suprême) du thé dans une boutique spécialisée (où il n'y avait que des vieilles bourgeoises permanentées en fourrure, indice flagrant qui nous rappelle que nous nous trouvons bien dans une boutique de riches). Bref, j'ai donc choisi le thé qui s'appelle « Moulin Rouge » (petite potion magique à base de vanille, de noisette et de cerise, je le précise pour les deux théinophiles qui passeront ici à coups sûrs). J'ai également passé trois plombes dans une parfumerie, et visiblement cette longue visite a dû paraître un peu suspecte, parce que le vigile n'arrêtait pas de me regarder comme si j'allais piquer un flacon et partir en courant. Comme je suis à la recherche d'un nouveau parfum et que je suis très difficile quand il s'agit de choisir quelque chose que je vais mettre sur moi (parfums, vêtements, maquillage, bijoux, hommes... Rooooo c'est pour la blague, ça va ! ^^), j'ai pris tous plein de petits bâtonnets blancs (d'ailleurs je ne sais jamais de quel côté on doit mettre le parfum, si quelqu'un pouvait éclairer ma lanterne) et j'ai sniffé tous les parfums qui me passaient sous la main, ce qui a eu pour effet de 1) me faire perdre à jamais mes capacités olfactives et 2) me filer un mal de crâne incroyable (J'ai cru que ma tête allait exploser - Le suicide au parfum, copyright Céleste).
(Entracte-relecture de début de post)
(Sourcil gauche relevé = petite contrariété)
Donc en revenant chez moi, et pendant que Dinah s'enroulait dans mes jambes en faisant ses bruits de gorge bizarres (j'ai le seul chat au monde qui ne sait pas ronronner correctement), je me suis préparé égoïstement mon petit thé tout neuf et je l'ai savouré lentement.
Et ce fut, ma foi, une trés bonne journée.
Et voilà comment écrire un article gigantesque et parfaitement inutile, juste pour le plaisir d'écrire de longues phrases pleines de conneries et de parenthèses, mais avouez que ça change de mes éternelles jérémiades existentielles, et puis bon, c'était ça ou un truc sur les partiels, alors estimez vous heureux d'avoir échappé à l'horrible plainte de l'étudiante en détresse.
Bon, faudrait quand même trouver une conclusion, on en voit plus la fin de ce post...
Je vais finir en vous rapportant la question (hautement philosophique) que Déborah m'a posé au téléphone tout à l'heure (je précise qu'elle m'a appelée exprès pour me poser cette question, c'est vous dire si mes amis sont sains d'esprit) :
-« Dis, ça existait vraiment les ceintures de chasteté, ou c'est une légende ? »
Publié par Célestétoile à 22:36:00 dans Sur le fil | Commentaires (29) | Permaliens
Je me suis si souvent moqué de toi, quand tu chantais cette chanson...
Hier, j'ai entendue cette chanson au Leader Price du coin. J'étais dans le rayon des conserves, juste entre les sauces tomates et les petits pois. Je me suis arrêtée net. Ca faisait si longtemps que je n'avais pas entendu ces accords... J'ai bien cru que j'allais me mettre à chialer, là, comme une conne, sous la lumière jaunâtre d'un supermarché pourri, avec un panier rouge à la main.
Je donnerais n'importe quoi pour te voir massacrer cette chanson à nouveau, la clope au bec, et pour te voir perdre ta virilité en tournant sur toi-même comme une danseuse bourrée.
Publié par Célestétoile à 23:14:41 dans Sur le fil | Commentaires (10) | Permaliens

Les profs a la fac :
-« Blablabla mémoire blablabla partiels blablabla exposés...»
- « Blablabla grève blablabla transports blablabla politique... »
- « Blablabla job, blablabla mec blablabla bébé blablabla fringues blablabla soirée... »
-« Blablabla vacances de Noël blablabla chèque blablabla famille... »
-« Blablabla goûter blablabla maîtresse blablabla jeu ... »
- « Grrrrr poubelles Grrrrrrrrr facteur Grrrrrrr interphone »
J'entends tout ... Et je réponds parfois... Machinalement...
Comme tout me paraît lointain, depuis quelques jours...
J'ai l'impression de regarder ma vie à travers une vitre opaque, comme si elle ne pouvait pas m'atteindre. J'ai de la buée sur la rétine. De la rosée dans le cerveau. Je vois bien qu'on s'adresse à moi, mais je ne me sens pas concernée. Je suis censée être ici, mais je suis ailleurs. Obsédée par des mélodies et des voix qui me hantent.
Je suis absente.
Plus légère qu'un fantôme et plus noire qu'une ombre...
... J'aimerais bien qu'il neige.
Publié par Célestétoile à 22:22:24 dans Sur le fil | Commentaires (32) | Permaliens
En ouvrant la porte - Deportivo
Je pensais pourtant t'avoir dit
Tout ça ne scintille que pour moi
Oh tu m'as dit en ouvrant la porte :
Oh écoute, chéri, peu importe
Ne vois-tu pas, non, ne vois-tu pas
La nuit est calme, tu sais, on s'en ira
Depuis la fraîcheur jusqu'aux cendres
La route est longue, tu sais, je peux t'attendre
Quand le soleil frappera à ta porte
Délecte-toi du ciel superbe
Tous ces beaux jours qu'un éclair emporte
Il se fait tard, je sais, tu dois encore filer
Oh merde, mais diable, où donc ai-je oublié
Mes armées de problèmes
Oh rien ne se perd, tu sais
J'ai tout volé
Et dans ta mémoire, mes amours mortes
Tout enterrées au loin en quelque sorte
Oh tu m'as dit en claquant la porte :
Oh arrête, chéri, là, j'm'emporte
Si rien ne va, non si rien ne va
La nuit est douce, tu sais, on s'en ira
Défier la fraîcheur jusqu'aux cendres
La route est longue, tu sais, je peux t'apprendre
Quand le soleil frappera à ta porte
Délecte-toi du ciel superbe
Tous ces beaux jours qu'un éclair emporte
Il se fait tard, je sais, tu dois encore filer
Oh merde, mais diable, où donc ai-je oublié
mes armées de problèmes
Oh rien ne se crée, tu sais
J'ai tout pillé
Publié par Célestétoile à 11:57:21 dans Miroirs | Commentaires (16) | Permaliens