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La bave de la colombe | 02 juillet 2008

Aujourd'hui, premier jour de stage.

J'aime pas les premiers jours. On sait rien, on connait personne, on reste bloquée dans l'escalier parce qu'on a un badge qui ne fonctionne pas et on se perd dans des couloirs en verre qui se ressemblent tous. On croise des tas de gens qui lèvent à peine un oeil sur le sourire forcé de la centième stagiaire de l'année, un oeil distrait, un oeil blasé, un oeil parfois un peu condescendant. Ma directrice de stage est heureusement accueillante et le boulot me semble intéressant. Je croule déjà sous les dossiers, y'a mille livres qui sortent en même temps, et mille mots de vocabulaire technique que je dois apprendre en 5 secondes.

Le seul problème, c'est la stagiaire avec laquelle je vais devoir cohabiter jusqu'à la fin de la semaine prochaine. Le courant ne passe pas. Elle m'a expliqué le fonctionnement de la boîte, on a mangé ensemble à midi dans le restaurant d'entreprise (la cantine de l'école primaire en pire). Mais sous la façade amicale de nos conversations, je sais -et elle sait sans doute aussi- qu'on ne va pas devenir meilleures amies. Je trouve qu'elle parle trop fort, trop souvent, qu'elle est usante avec ses moi-je, que son sens de l'organisation est douteux et que son énorme bracelet blanc en plastique est de très mauvais goût. Gobalement, elle fait, comme dirait William, beaucoup de bruit pour rien, et elle manque cruellement de simplicité. Je n'aime pas les gens qui manquent de simplicité. Sauf quand ce sont des génies. Ce qui est loin d'être son cas. Bref, pour finir de dresser le charmant portrait de ma camarade de stage, je dirais qu'elle est narcissique sans être attrayante et compliquée sans être intéressante. Et oui, je juge les gens sur une seule journée. Je suis en mode-[amère]. Je dois cracher mon venin avant qu'il ne m'étouffe. C'est le prix de l'hypocrisie professionnelle. 

Publié par Célestétoile à 00:17:42 dans Sur le fil | Commentaires (5) |

Mes zéro voeux | 19 juin 2008

Cette nuit, j'ai rêvé que je trouvais la lampe d'Aladdin dans un musée. Mais elle était vide. Pas de génie, pas de souhaits. J'étais super déçue, et en examinant minutieusement l'intérieur de la lampe, j'ai déclaré, tout à fait sérieuse : "Il doit être en RTT".

Même dans mes rêves, j'ai pas le droit de rêver. C'est con.

Publié par Célestétoile à 13:11:24 dans Sur le fil | Commentaires (8) |

Allo delà | 13 juin 2008

La question est la suivante :

Si vous aviez la possibilité de passer un coup de fil à une personne célèbre disparue (UN SEUL coup de fil)...

... Qui appeleriez-vous et pour dire quoi ?

Publié par Célestétoile à 12:57:11 dans Sur le fil | Commentaires (39) |

Miroir, mon beau miroir... | 11 juin 2008

Mon blog est comme moi.  Parfois, il est trés bavard, et parfois, il se tait. Pendant longtemps. A l'abandon. Il reste dans le silence et s'efface jusqu'à se faire oublier. Perdu au milieu de nulle part, entouré d'autres blogs qui le croisent ou qui l'ignorent, qui l'indiffèrent ou qui le touchent, il hésite souvent entre la joie légère de la vie et les profondeurs insondables de la mort. Mon blog est comme moi, il aime essayer de nouveaux habits, mais il revient inlassablement vers les mêmes couleurs. Il change de robe (oui, mon blog est une fille) et de maquillage, et malgré la robe, et malgré le maquillage, il a l'impression d'être toujours le même sous la poudre et les tissus, il voit toujours ce même regard, cette même question, ce même sourire qui n'en n'est pas un. Il est partagé entre son humour idiot et son spleen idiot, et mesurant l'idiotie de l'un et l'idiotie de l'autre, il ne sait pas vraiment quelle est la façon la plus intelligente d'être idiot.

Publié par Célestétoile à 20:49:39 dans Sur le fil | Commentaires (12) |

Cette envie de fuir | 27 avril 2008

Tu voulais du médiocre et moi j'en avais pas
tu voulais l'univers et moi j'avais que moi
tu voulais le silence quand j'étais que musique
qu'on marche parallèle quand j'allais qu'à l'oblique
 
Tu voulais des rivières au milieu du désert
tu voulais les voyages, moi j'étais sédentaire
que je fasse des chansons qui m'emmènent au sourire
J'y peux rien, moi je n'ai que des larmes à leur dire
Et des plaines de pluie pour unique empire.
 
Quand je serai parti, que lira mes poèmes
un autre romantique qui se verra en moi
il se dira sans doute "oh c'est beau comme il l'aime"
mais qu'il sache que je n'ai jamais aimé que moi
qu'au lit ou dans le coeur l'égoïsme est la mère
... des générosités
 
Que les femmes me pardonnent de n'être fait pour elles
d'être comme un nuage qui recherche son ciel
de n'être qu'un navire toujours à la détresse
et cette envie de fuir de ceux qui sont en laisse
 
Pardonnez moi vous tous qui vous liez les mains
vous qui pensez qu'à deux vous ferez mieux le chemin
vous qui pensez que l'autre vous sauvera la peau
alors que de votre âme il fera des lambeaux
 
En amour que l'on soit le plus grand des guerriers
ou la triste brebis qui cherche le berger
on finit tous à terre à chercher les morceaux
au bord du précipice, à deux pas du grand saut
... à deux pas du tombeau.

Publié par Célestétoile à 14:01:21 dans Miroirs | Commentaires (5) |

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